Recension de :
Conseil d'administration
Thème :
Développement de soi
Date de publication :
samedi 1/10/2011
Mots clés :
cancer, accompagnement
Chaque jour, en Belgique, une dizaine de femmes apprennent lors d’un examen qu’on a décelé chez elles un cancer du sein. Une femme sur dix y sera un jour ou l’autre confrontée. Pour chacune, c’est un choc, un évènement majeur qui conduira souvent à un traitement par chimiothérapie, radiothérapie ou intervention chirurgicale.
Marie-Paule Meert travaille dans le monde la communication et fut en son temps porte-parole du Premier Ministre Wilfried Martens. Elle raconte dans un livre ce parcours de combattante.
Comment en sortir ?
Chacune a ses stratégies pour lutter contre le mal.
Marie-Paule Meert a choisi de se soumettre aux traitements classiques proposés par les cancérologues mais aussi de s’exprimer car comme elle le note : « Ce qui ne s’exprime pas s’imprime. »
L’expression du vécu fut possible grâce à un bienvenu groupe de parole de la clinique du sein à Ottignies. S’exprimer, elle l’a fait aussi à travers l’écriture de ce qu’elle a rencontré depuis l’annonce du diagnostic jusque la guérison. Cela va d’avril 2008 à fin 2009.Un journal émouvant au fil des évènements, où il est question de la maladie, des soins ou des traitements proposés, des réactions physiques mais aussi psychologiques et existentielles qu’entraîne la maladie.
Accompagnement
Des techniques, des méthodes d’accompagnement très diverses sont proposées, aussi nombreuses et sujettes à critiques que celles pour maigrir. Il y en a de toutes sortes. Attention, souligne Marie-Paule Meert, à ces sortes de gourous qui prétendent apporter la solution miracle.
Pour elle, outre l’écriture et la parole, il y aura eu la découverte bénéfique de la fasciathérapie, un toucher ou massage subtil des fibres de la peau qui lui a fait le plus grand bien. Au delà du bénéfice de détente et de lâcher prise qu’a induit cette approche, la relation avec la thérapeute a joué un rôle majeur dans le cheminement vers la guérison.
Interrogations
Une telle épreuve bouleverse la conception de sa propre vie. La maladie change le regard sur le monde. Même guérie ou en rémission, on ne revient pas à la situation d’avant. C’est l’heure des bilans, le moment de faire le point sur ce qu’on a vécu. Impossible de ne pas se demander si des blessures psychologiques anciennes n’ont pas influencé le déclenchement de la maladie. Pour Marie-Paule Meert, les réponses doivent être nuancées. Il y a probablement des interactions, des facteurs divers qui expliquent la survenue du mal. Elles est passée par des hauts et des bas, a repensé à un passé douloureux, à un avenir à construire autrement car on ne revient pas à la situation antérieure. Marie-Paule Meert est courageuse. C’est une battante mais à la sensibilité à fleur de peau. Ce qui sauve ou soulage écrit-elle, ce sont les relations, l’amitié, l’amour manifesté par les proches. Un neveu lui avait dit : « Quand tu seras guérie, nous irons au sommet de l’empire state Building ». Cela s’est réalisé.
Gérald Hayois.
Quand je serais guérie, nous irons au sommet de l'Empire State Building
Quand je serais guérie, nous irons au sommet de l'Empire State Building