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Le sens caché des choses

Le sens caché des choses

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Date de publication :
samedi 8/12/2007


Mots clés :
éthique, lecture

 
Le sens caché des choses

Le sens caché des choses.

Ces choses qui nous révèlent, comme l’écrit Albert JACQUARD dans la préface de cet ouvrage, que « l’homme est plus que jamais en charge de son devenir »

C’est la hantise qu’a l’auteur, Bernard PIERRAT, du sens caché des choses que nous devons un remarquable livre, à lire comme on médite ou comme l’on prie.

« Plus est en moi » disait Saint Augustin.

Plus est en chacun de nous, veut nous dire l’auteur, disciple de Teilhard de CHARDIN.

En une suite de chapitres très interpellant et que le lecteur peut ouvrir au gré de sa quête et de son besoin, Pierrat aborde tout ce qui touche à l’humain. L’humain, c’est à dire ce qui échappe aux « certitudes immuables » pour se construire au jour le jour, « à l’échelle du temps, à l’échelle de l’homme et à l’échelle du futur »

Ce qui veut dire que tout fait sens, mais un sens qui, aujourd’hui plus que jamais, en raison des mutations de notre monde moderne, n’est pas tracé d’avance et sollicite chez chacun le courage de la liberté, de la vérité et de l’amour, plutôt que de s’arrêter dans « la confortable assurance d’un idéal ».

Réfléchir, douter et chercher deviennent des outils qui permettent à l’homme d’avancer dans la conscience de son existence et de sa mortalité, sachant que croire et savoir ne sont pas à confondre.

La recherche et le progrès :

C’est d’ailleurs là le canevas du livre : la recherche dans tous les domaines, le progrès sous toutes ses formes, le savoir autant que l’homme peut y accéder ne l’autorisent pas pour autant à s’affirmer possesseur de l’humaine condition. De la nature, il peut devenir l’exterminateur ou, au contraire, le protecteur.

« L’enjeu est considérable » écrit Pierrat, qui préfère la curiosité et les questions qui en découlent au rassasiement d’un savoir acquis. Autrement dit, à l’époque de transition qui est la nôtre, « entre le clair et l’obscur, entre deux rivages, sur des flots où tous les repères se sont dilués », il importe de prendre « le grand large »

Un grand large où l’expérience du passé fortifie toutes les déterminations de l’homme en quête de Dieu et de lui-même, où la foi dans l’avenir le pousse à « scruter sans cesse l’horizon, à la recherche d’une terre nouvelle où rien ne serait plus comme avant ». C’est dire que foi et savoir peuvent être complémentaires, l’une fécondant l’autre et inversement, l’une et l’autre se stimulant pour une même convergence. Car le goût de vivre au cœur de l’homme émane de sa foi dans le futur et toutes les potentialités connues et inconnues de ce futur. Encore ne faut-il pas se leurrer et se prendre aux rets du pouvoir. Le progrès et la science placent l’homme devant la responsabilité de contrôler et de maîtriser ses découvertes. C’est alors que Pierrat fait référence à l’éthique « devenue l’ultime conscience du savoir et du pouvoir, parce qu’elle représente la seule manière de respecter la personne humaine » à une époque, celle d’aujourd’hui, où « moins on parle de morale, plus on parle d’éthique car il a bien fallut trouver un garde-fou à la folie des hommes »

Quant à « l’éternel féminin », il trouve sous la plume de Pierrat des accents réjouissants !

Là encore, c’est dans le sens caché des choses que s’explique le féminin. Peu importe que la femme exerce métier, carrière, responsabilité ou qu’elle s’occupe uniquement de son foyer, « sa force intérieure ne dépend pas des harmoniques professionnelles ou ménagères, il s’agit plutôt, répétons-le, d’un comportement d’essence, et c’est lui qu’il faut trouver pour découvrir le sens de l’éternel féminin »

Il est dans l’essence de la femme d’engendrer, c’est à dire de créer, créer du vivant, son métier est par essence une vocation à la fécondité, celle-ci étant plus que le seul enfantement.

On peut, oui ou non, être conquis par l’itinéraire d’un Teilhard de Chardin, on peut le suivre en certains points et prendre distance en d’autres. On peut lire le livre de Pierrat comme si on suivait du regard une étoile filante, parfaitement visible et lumineuse dans son sillon, tout aussi parfaitement mystérieuse quant à l’aboutissement de son tracé.

Une chose reste certaine et présente au lecteur : « pour que la vérité grandisse, son approche doit être belle ».

Au sens où toute vérité suit toujours la direction de l’union, de l’amour universel, de la construction, de la fécondité, de l’ajustement, de l’humilité, du sens caché des choses.

Claire Kebers

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