Qu'est-ce que la pleine conscience et comment appliquer celle-ci à sa vie de tous les jours ? Pousser sur le bouton « pause », pour pouvoir observer avant d'agir, et non plus réagir. Le Cefem, à travers cette formation, offre la possibilité aux participants de se familiariser avec la notion de « Pleine Conscience », de réaliser l'importance d’un engagement dans des actions qui ont du sens, et d’entraîner une attitude d'accueil

Description

Initialement, la Pleine Conscience a été enseignée pour la réduction du stress (cycles MBSR ) et pour la prévention de la rechute dépressive (cycles MBCT). Aujourd’hui, ces cycles sont proposés à des patients dans plus de 700 hôpitaux et centres médicaux de par le monde. On l’utilise également pour le traitement des addictions et de l’impulsivité.

Progressivement, ses champs d’application s’élargissent. Utilisée dans les écoles pour les enfants et leurs enseignants, pour aider les parents à gérer la relation à leurs enfants. Et récemment aussi dans le monde de l’entreprise pour développer dans le milieu du travail les capacités de concentration et d’écoute.

La formation proposée ici, dédiée aux soignants et à leur capacité d’écoute, est directement inspirée de ces cycles qui ont été validés scientifiquement.

Elle s’inscrit dans la dynamique plus large des « MBI » (Mindfulness Based Interventions).

 

 

Objectifs de la formation

 

  • Pousser sur le bouton PAUSE.

Lorsque l’on décide d’écouter quelqu’un, en particulier un malade, il s’agit premièrement de faire une pause. Si notre esprit est occupé par le nombre de tâches qu’il nous reste à accomplir, il sera difficile d’être à l’écoute. S’arrêter est un choix que nous posons délibérément. Il y a encore milles choses à faire et cependant, je décide de passer du mode « faire » au mode « être » ici à l’écoute de ce malade.

Ce processus ne doit pas être isolé dans notre journée de soignant, mais à recommencer à tous moments.

Je m’arrête pour écouter, je pose une série d’actes, je m’arrête pour écouter, et ainsi de suite.

Ces pauses sont très précieuses dans le décours de nos journées agitées qui débordent d’activités.

 

  • Observer.

Une fois que l’on a poussé sur PAUSE, on porte toute notre attention sur l’autre, ici et maintenant.

Nous nous ouvrons instants après instants à ce que ce malade nous dit, à son langage corporel avec ouverture, curiosité et bienveillance. Nous n’attendons rien. Nous ne jugeons pas. Nous ne nous perdons pas dans nos interprétations, commentaires, analyses, ou dans notre tendance à réagir, ce que nous allons répondre ou faire.

Nous élargissons aussi le champ de notre attention à nos propres émotions, pensées et tendance à l’action. Communiquer, c’est voir la réalité depuis deux points de vue et comment chacun la vit. Si vous vous perdez dans le discours du malade, vous n’êtes plus présent. Si vous vous perdez dans vos propres pensées, vous n’êtes plus présent à l’autre.

Au cours de la rencontre entre un soignant et un soigné, d’une anamnèse, toutes sortes d’émotions peuvent apparaître, de la joie, de la tristesse, de la culpabilité, de l’impuissance, des zones d’ombres, de lumière,…

Et toutes ces émotions sont les bienvenues dans cet espace d’ouverture que nous créons pour les accueillir.

C’est dans cette qualité d’écoute que l’échange devient thérapeutique.

 

  • Agir et non pas réagir.

Comme nous avons fait pause et que nous avons choisi de porter toute notre attention dans l’échange, en ce compris à nos propres tendances à l’action, nous avons créé un espace qui nous rend plus libres et responsables. Nous sommes plus aptes à répondre à la situation de façon adéquate et adaptée, plutôt que d’y réagir en pilote automatique.

Compétences visées

Les compétences visées pour atteindre les objectifs développés ci-dessus sont les suivantes :
  • Se familiariser avec la Pleine Conscience et le fonctionnement habituel de notre esprit.
  • Développer notre attention, notre écoute aux signaux de notre propre corps.
  • Apprendre à connaître nos émotions.
  • Développer notre conscience de la respiration comme une façon d'être à l'écoute de l'expérience présente.
  • Prendre conscience de nos réactions automatiques (aversion et attachement) qui nous éloignent du moment présent (à l'autre).
  • Diriger l'attention sur l'expérience présente, qu'elle soit connotée agréable ou désagréable.
  • Utiliser son corps pour rester présent.
  • Entraîner une attention élargie et non focalisée.
  • Prendre conscience de nos tentatives d'évitement ou de fuite des expériences aversives, et de leurs coûts.
  • Entraîner une attitude d'accueil et d'exploration de notre expérience quelle qu'elle soit.
  • Entraîner une conscience non réactive.
  • Prendre conscience de notre tendance automatique à analyser et interpréter.
  • Entraîner une autre relation à nos propres pensées.
  • Souligner l'importance de notre engagement dans des actions qui ont du sens.
  • Elaborer les actions à prendre en cas de détresse émotionnelle.
  • Identifier les frontières de nos périodes difficiles (signes avant-coureurs).
  • Gérer la suite du programme...

Méthodologie

La méthode que l'on vous propose pour atteindre ces objectifs est ce que l'on a appelé la « Pleine Conscience ou Mindfulness ». Que le Docteur Jon Kabat-Zinn définit ainsi : "État de conscience qui résulte du fait de porter délibérément toute son attention au moment présent, sans juger, sur l'expérience qui se déploie instant après instant". Elle consiste en des exercices de méditation laïque, validées par les neurosciences. Des méditations guidées en groupe suivie par des échanges entre les participants.

Durée de la formation

Le cycle comprend un entraînement en groupe pendant 3 heures (une matinée/soirée ou après-midi par semaine) durant 8 semaines. A côté des séances en groupe, chacun s'engage à réaliser des exercices quotidiens (compter 45 minutes à 1h par jour) pendant les huit semaines que dure le cycle. Un entretien individuel préalable avec le formateur est requis.